TEMOIGNAGE DE CENDRINE (92)

Publié le par EDITH

Témoignage de Cendrine

Pardon d’avance pour ce long texte mais je souhaite vous faire part d’une expérience arrivée en décembre dernier, éprouvante et éclairante sur la façon dont nous pouvons aider le Père.

Ça s’est passé un samedi soir froid et gris, au fin fond de la Seine-et-Marne, dans mon petit village (400 âmes en saison haute), à 20 minutes de toute ville digne de ce nom. Après dîner mon chéri souhaite avancer dans ses travaux : il me confectionne une super bibliothèque qui court sur tout le mur- une preuve d’amour irrésistible pour une passionnée de livres comme moi. A un moment, il me demande de l’aide : j’accours, attirée par l’odeur de sciure et de sueur qui colle à ses muscles... ; et là il me plante un tasseau dans la main et me dis « tiens ça » ! Bon, d’accord. Je reste là, tenant docilement un bout de bois englué de colle contre une étagère, admirant Chéri qui s’affaire, quand soudain ma tête commence à tourner, mon cœur à s’affoler sous des palpitations qui n’ont hélas rien à voir avec le sex-appeal de mon homme.

Stop ! Pause ! je file à la salle de bains me rafraîchir suivie de Chéri inquiet, et dans la glace je découvre que ma gorge a pris la taille et la couleur d’une orange.

AArrrghhh ! j’étouffe ! A…..hO…..i…. al….!!! réussis-je à souffler affolée à Chéri qui comprend aussitôt – quel homme !- URGENCE HOPITAL !!

Ni une ni deux, il s’empare de nos manteaux d’une main, de moi de l’autre et là, paf ! une coupure d’électricité nous coupe dans notre élan. Je rappelle le contexte, la campagne en pleine nuit de décembre… bon, nous montons en voiture dans le noir complet, c’est en effet tout le village qui est touché. Quelques mètres plus loin sur la route, je perçois vaguement un truc bizarre, le cri que je pousse (ou plutôt que je râle) avertit à temps Chéri qui évite un pylône électrique tombé en travers de la route : voilà la cause de la panne. (ben c’est la soirée ! grommelle Chéri un peu énervé – si,si je t’ai entendu).

a….el….o….isse…. lui dis-je, en montrant mon portable.

-Quoi ? Ah, oui, la police ! Chéri appelle le 17 et décrit le problème tandis que j’appréhende déjà un accident : des voitures arrivent en face mais nous ne pouvons pas les prévenir, je manque d’air et il faut faire vite. A l’hôpital je suis tout de suite prise en charge par une équipe hyper compétente et sympa (merci Père) qui diagnostique un œdème de Quick hyper maousse costaud (je cite dans le texte) et je me retrouve aussi sec allongée, perfusée, masquée, shootée aux antihistaminiques, une jolie sculpture d’art contemporain ! cela n’a pris que trente minutes depuis notre appel au 17. Soudain les médecins me laissent : un accident vient d’arriver, j’apprends que cela a eu lieu dans mon village. Renseignements pris, une voiture ramenant trois jeunes de soirée a embouti le pylône… je me sens affreusement mal, nous n’avons pas pu empêcher un accident, nous aurions du rester là bas. Et puis, soudain j’entends que je suis là pour sauver des vies ! je vous jure ma perf ne contenait pas de LSD ! un peu dégonflée (de la gorge) je me lève escortée de Chéri qui tient les perfs, pour aller aux toilettes et au retour, le drame : je m’évanouis devant ma civière. Branle bas de combat, les médecins reviennent au galop, je tombe à 6 de tension et j’entends qu’on appelle un réanimateur, je sens l’affolement, Chéri est écarté de la pièce, et moi je flotte… je me dis c’est trop bête Chéri est parti, il faut qu’il appelle Catherine pour appeler Dieu… et puis mais je peux l’appeler directement : Père, aidez moi ! Je le vois presque sourire, il n’attendait que mon appel : aussitôt je vomis sur le réanimateur qui stoppe net dans son élan, il voulait juste me planter une piqûre d’adrénaline, non mais !

On se croirait dans un film de Kusturica, et je vous parle même pas des gueules des médecins…bref, le calme revient, personne ne comprend comment j’ai fait le yoyo entre 6 et 12 de tension en trois secondes, il paraît que j’ai failli mourir, mais bon, on me garde en observation toute la nuit. J’apprends plus tard que l’accident a eu lieu avant notre appel au 17, soit exactement au moment où je me trouvais mal et que nous avons en réalité donné l’alerte qui a permis de découvrir la voiture dans un champ : sans mon œdème, personne n’aurait rien vu et les jeunes seraient tous morts. Seul un des trois a été tué sur le coup, les autres sont envoyés à Paris, je n’en saurais pas plus mais je comprends le message que l’on m’a donné : Dieu m’a utilisée pour passer cette alerte et m’a en même temps éprouvée.

Le lendemain matin, dimanche donc, aucune sortie n’est autorisée. J’essaie de soudoyer l’infirmière pour signer une décharge : l’œdème, les urgences, le pylône, l’accident, le message des anges et le coton blanc quand on se sent partir, je gère ! mais ma voisine de chambre avec ses dessins animés toute la matinée, je craque : Bob l’éponge en boucle, je suis désolée, c’est trop pour moi ! Je supplie le Ciel de m’envoyer le médecin ou Mikael Scoffield au choix (pour ceux qui suivent c’est le spécialiste des sorties de prison…) enfin je suis exaucée, je sors. Les médecins ont mis ça sur le dos de la colle à bois, ouais… j’en ai déjà pourtant utilisé avant sans œdème à la clé….

Il existe plein façons de se mettre au service de Dieu, certains diront que c’est une coïncidence, moi je sais ce que j’ai vécu et cela a été très fort, je n’ai pas eu peur parce que comme je l’ai dit au médecin qui m’a demandé si j’avais eu peur de mourir, Dieu a besoin de moi et j’ai des choses à faire avant. Je vous décris pas sa tête mais même sur mon brancard, perfusée de partout, je me suis marée.

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Publié dans TEMOIGNAGES

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S
Mon Père ce message est pour toi.<br /> Je voulais te dire MERCI pour tout. Et merci pour le message de la nuit dernière.Je te fais confiance je sais que tout ce que tu as prévu pour moi sera bien, je suis en sécurité. <br /> Je t'aime.Heureusement que tu es là.<br /> <br /> Gros bisous à tous.<br /> Sandra
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